Le terme fusion/acquisition ou M&A (merger and acquisition) en anglais, est une expression générique regroupant les opérations touchant au capital, par conséquent aux actionnaires d’une entreprise : achat, vente, levée de fonds, introduction en bourse. Ces opérations sont des opérations de « haut de bilan ».
Plusieurs professionnels sont susceptibles d’intervenir dans de telles circonstances :

 

L’ investisseur : Son métier consiste à investir des fonds qu’il a en gestion, dans des sociétés dont il devient le plus souvent actionnaire.

 

S’agissant de Sociétés non cotées, on parle d’investissement en Private Equity. Les actions acquises ont vocation à être revendues dans les 4 à 6 ans. L’une des préoccupations de l’investisseur est la liquidité de ses titres, qui lui permettra de réaliser la plus value escomptée.Dans certains montages, l’investisseur adopte une position intermédiaire, il est prêteur obligataire en se réservant la possibilité de devenir actionnaire dans des conditions prédéfinies.

 

Le Banquier prêteur: Contrairement à l’investisseur, le banquier n’est pas actionnaire. Il ne participe pas à l’assemblée générale. Il se rémunère en percevant des intérêts et s’assure que les fonds prêtés pourront être remboursés. Ces fonds ne lui appartiennent pas, il les a lui-même empruntés sur le marché. La dette mise en place à l’ occasion d’une opération peut comporter plusieurs tranches, chacune dotée de modalités propres. Cette dette peut s’amortir de différentes manières : linéairement, progressivement ou In Fine, le remboursement peut ne démarrer qu’après une période de plusieurs mois (amortissement différé).

 

La Banque d’affaires : Le banquier d’affaires est ni prêteur, ni investisseur. Il s’agit en réalité d’un conseil dédié aux opérations portant sur le capital ou sur le haut de bilan.
Historiquement son activité s’est exercée au sein d’établissements bancaires. Depuis une vingtaine d’années avec le développement des opérations financières, ce métier s’est fortement professionnalisé et des acteurs indépendants des institutions bancaires, sont apparus.On observe des positionnements variables sur ce marché. Plusieurs critères peuvent être soulignés :

  • En fonction de la taille des opérations : valeur de transaction  > 150 M€, comprise entre 30 et 150 M€ (mid cap), entre 5 et 30 M€ (small cap) ou inférieur à 5 M€
  • En fonction de la nature du service apporté : de la simple mise en relation, à l’accompagnement étroit durant toute l’opération jusqu’à sa conclusion.
  • En fonction du secteur économique : les professionnels intervenants sur les opérations les plus importantes disposent le plus souvent d’ équipes spécialisées par grandes activités économiques. En revanche sur les mid et le small cap, les équipes sont couramment généralistes. L’expérience accumulée liée à leur ancienneté dans ce métier, leur permet de disposer d’une expertise suffisante à la bonne compréhension de la plupart des environnements économiques. Certains acteurs se sont spécialisés sectoriellement : haute technologie, bio technologie, agroalimentaire…
  • En fonction de la taille des équipes et de l’organisation du travail entre associés et collaborateurs en leur sein
  • En fonction de l’étendue des activités : certains intervenants sont présents sur plusieurs métiers de la finance : banquier finançant l’exploitation des entreprises, prêteurs haut de bilan, investisseurs, gestion privée. D’autres ont choisi de se spécialiser sur un seul de ces métiers.
 
Les autres conseils : De manière presque systématique d’autres professionnels sont susceptibles d’intervenir : avocats d’affaires, fiscalistes, experts comptables, cabinets spécialisés en stratégie et organisation, spécialiste de l’environnement
  Le banquier privé : Son métier est complémentaire de celui du banquier d’affaires. Il s’agit de conseiller les personnes physiques sur la gestion de leur patrimoine. Le banquier privé est susceptible d’intervenir avant la transaction pour la préparer du point de vue patrimonial et postérieurement à l’opération pour accompagner le vendeur dans l’optimisation de sa gestion patrimoniale.